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La vision de cette unité originelle perdue passe par le biais des différentes religions. Mais par les textes et les écrits "sacrés", l'homme ne veut y voir qu'une idéologie, des commandements et un motif pour justifier ses actes et tout simplement le sens de son existence, et ne saisit que les mots et non le "pourquoi" de ces mots. Au lieu d'observer les religions comme un outil de recherche comportementale et sociologique, l'homme s'y plonge comme dans un manuel de vie.

Dans toutes les religions du monde, le Créateur est montré par le doigt pointé vers le ciel : l'espace. Notre Créateur est "extra-terrestre" dans le sens premier du terme. Nous sommes éventuellement une expérience biologique extra-terrestre, au mieux, des éléments d'une structure organique vivante laissés ici pour assurer la pérénité d'une espèce passée sur la planète en un temps donné et repartie pour une raison ou pour une autre. Au pire une expérience de vie élaborée par une espèce plus avancée que la notre en termes de génétique, placée sur la Terre comme dans un microcosme de test, et peut-ête même observée continuellement dans son évolution et aussi dans sa dégénérescence.


La haine de l'homme pour l'homme, le fait qu'il n'y ait jamais eu un seul jour de paix complète sur la planète depuis que l'homme existe, constitue un intéressant constat sur l'évolution de l'humanité. Il peut éventuellement nous amener à nous demander si différentes sortes d'espèces "humaines" n'auraient pas été crées sur chaque point de la planète ( chaque espèce issue d'une expèrience particulière ) pour en observer ensuite les interactions et les relations.
Le plus mauvais côté de cette optique serait de penser que les différentes espèces animales ( avec lesquelles nous avons tant de points communs au niveau structure génétique aussi bien que comportementale ) seraient les différents stades expérimentaux par lesquels nous serions éventuellement passés et dont finalement ( en dehors de toutes considérations d'évolution ) nous ne nous serions finalement pas éloigné au niveau comportemental ( imaginez un instant le comportement humain aujourd'hui sans les obligations imposées par la vie urbaine - LOIS - HIERARCHIES - FORCES DE L'ORDRE - INTERDITS -


Sans commandements, sans chefs, sans la moindre directive ( comme les simples feux rouges de la circulation ), l'homme confronté, livré à lui-même ne sait pas être civilisé. Ce mot n'existe que par obligation, on force l'homme tant bien que mal à être civilisé et respectueux envers ses semblables, y compris par la force. C'est bien la preuve que
" l'Etat de Culture " ( à contrario de " l'Etat de Nature " ) n'est pas inné et ne le sera jamais chez l'Homme
( le H majuscule n'est peut-être pas justifié en l'occurrence. )



Pourquoi avons-nous des serrures sur toutes les portes qui existent ?
Pourquoi n'existe-t-il aucune structure de grande distribution de consommation sans système d'alarme et de surveillance ?
Pourquoi les systèmes de gestion des Etats numérotent-ils leurs résidents ?
Pourquoi n'existe-t-il aucun pays au monde sans police ni armée ?



Le plus triste dans cette optique est l'évolution de la génétique. L'Homme qui n'est déjà pas lui-même assez évolué pour s'accepter, pousse le vice jusqu'à envisager de régler lui-même ce problème en créant son propre clône, afin par la suite de gérer l'évolution comme bon lui semblera, et cela ne présage évidemment rien de bon ni de glorieux. Lorsque l'on observe les intérêts culminants de l'espèce humaine ( à savoir l'Economie et tout ce qu'elle tient dans son sillon - guerres - dominances - exterminations - trahisons - et autres bijoux comportementaux... ), on imagine assez facilement ce que sera Demain, lorsque le contrôle de la vie sera entre les mains d'une certaine hiérarchie.


Toutefois, et c'est l'objet de cette observation, le but restera le même : régler au mieux le rythme d'évolution de l'Homme ( pas forcément dans les meilleurs conditions idéologiques ou éthiques cependant ) afin de le concentrer sur le "Travail". Le travail, quel qu'il soit et à quelque échelon que ce soit, sert la cause de la mécanisation, de la robotisation, de la cybernétique, de la génétique et beaucoup plus loin, de la recherche spatiale.
L'ensemble des intervenants de la vie active sert le confort , l'amélioration, et l'accélération de l'environnement urbain
( souvent au détriment de l'environnement naturel ), afin de passer le cap de l'intérêt naturel.


Imaginez si nous avions encore à consacrer nos journées à trouver de quoi nous nourrir, nous loger ou simplement rester en vie ( comme le font les espèces animales en milieu naturel ) ?
Quand trouverions-nous le temps d'évoluer technologiquement parlant ?



C'est ainsi qu'est posée la base de "l'évolution" : dans l'interdit et la participation. Deux concepts pas toujours évidents.

Dogmaël DAMIEN